ADEME Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

L'ADEME en Languedoc-Roussillon

Transports

Action régionale

Déploiement du réseau de bornes de recharge de véhicules électriques

Afin de favoriser le développement du véhicule électrique en France et ainsi répondre aux enjeux de la transition énergétique, le « Dispositif d’aide au déploiement d’Infrastructures de recharge pour les véhicules hybrides et électriques » (IRVE) apporte son soutien financier aux collectivités qui décident d’installer des bornes de recharge.
Sur le périmètre de la Région Occitanie, 1 247 bornes seront mises en place d’ici la fin 2017.

En France, la mutation du marché des véhicules nécessite un accompagnement ciblé via des aides à l’acquisition des véhicules et des aides à l’équipement de bornes de recharge. En effet, si l’essentiel des recharges se fera au domicile ou sur les lieux de travail, la disponibilité de bornes de recharge en accès public est indispensable pour rassurer l’utilisateur contre le risque d’autonomie insuffisante. C’est pourquoi les pouvoirs publics ont mis en place un « Dispositif d’aide au déploiement d’Infrastructures de recharge pour les véhicules hybrides et électriques » (IRVE), destiné aux collectivités et porté par l’ADEME.

57 projets ont été déposés en France (dont 14 en région Occitanie), avec un financement total 51 M€ de d’aides au titre du programme IRVE et un total de 8 619 bornes.
En région Occitanie, 1 247 bornes seront installées d’ici la fin 2017 sur l’ensemble des 13 départements. L’investissement total s’élèvera à 17 M€, dont 7,5 M€ d’aides au titre du Programme des Investissements d’Avenir de l’État.
Le positionnement des bornes de recharge doit être réfléchi de façon à mailler le territoire, chaque station devant contribuer à l’édification du réseau national et européen d’infrastructures de recharge. Les projets doivent présenter un niveau d’interopérabilité satisfaisant, permettant à l’abonné d’utiliser toutes les bornes, quel que soit l’opérateur.

Plus d'informations sur le déploiement des bornes de recharge pour véhicules électriques en Occitanie (PDF - 712.2Ko)

Plus d'informations sur les potentiels du véhicule électrique

Accompagner les collectivités vers une mobilité durable

Planification des déplacements

Études de programmation

L’objectif de ces études est d’optimiser les divers modes de transport selon des critères de performance environnementale et d’acceptation sociale.

Schéma modes doux

 Il s’agit d’aider les collectivités à définir sur leur territoire, les aménagements qu’il conviendrait de mettre en œuvre pour permettre aux administrés de marcher et circuler à vélo de façon sécurisée.

Consulter l’appel à projets régional Schémas modes doux (PDF - 1.1Mo)

Plan de déplacements urbains (PDU)

En 1996, la Loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l‘énergie (LAURE), renforcée ensuite par la Loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de 2000 a rendu obligatoire la mise en place de Plans de déplacements urbains (PDU) au sein des agglomérations de plus de 100 000 habitants.

Le PDU constitue un cadre de réflexion et de proposition de principes pour la réorganisation de l'ensemble des déplacements à l’échelle d’un territoire sur une durée de 10 ans.

Pour les territoires ayant moins de 100 000 habitants, la direction régionale peut accompagner les démarches volontaires (PDU, Plan global de déplacement [PGD], Plan local de déplacement [PLD]…).

Plan de déplacements entreprise (PDE)

L’objectif est de connaître et rationaliser les déplacements effectués par les salariés, en mettant en œuvre et en  favorisant les solutions de transport alternatives à  la voiture :

  • transports collectifs ;
  • vélo ;
  • marche à pied ;
  • covoiturage.

Pour cela, l’ADEME œuvre aux côtés des collectivités et autorités organisatrices de transport pour améliorer l’offre aux entreprises.

Réaliser un Plan de déplacements entreprise : guide à destination du chef de projet

Accompagnement au changement de comportement

Accompagner la création de centrales de mobilité départementale

Une centrale de mobilité est une structure (association, organisme, service public…) dont la fonction est de faciliter la mobilité de ses usagers (les citoyens d'un territoire par exemple). Si la centrale de mobilité fournit de l'information et prend les réservations, elle travaille aussi avec les transporteurs, les entreprises, les administrations, les centres commerciaux… pour améliorer le système de transport local par l'animation et la concertation. Elle recense les initiatives en matière de mobilité, les évalue et tente de les « essaimer » sur d'autres parties du territoire.

Écomobilité scolaire : les Carapattes

Partant du constat que 75 % des enfants sont accompagnés à l’école en voiture alors que la distance domicile-école n’excède généralement pas le kilomètre, des démarches d’écomobilité scolaire ont été engagées, depuis quelques années, afin de replacer les modes alternatifs au cœur des déplacements scolaires. Ainsi, des initiatives telles que Carapattes et Caracycles, encouragées par l’ADEME, favorisent la marche à pied et le vélo.

La Direction régionale en partenariat avec le Conseil régional a confié à l’association « APIEU-Territoire de Montpellier » une mission d’accompagnement à la mise en œuvre de « Carapattes » sur le territoire régional (accompagnement organisé pour la marche à pied des enfants sur le trajet maison/école/maison).

Cette structure est également « Centre de Ressources Car à Pattes » et propose un site internet régional.

D’autres associations au niveau départemental accompagnent la mise en œuvre des carapattes.

Contact APIEU Territoire de Montpellier : Olivier Lahousse – Tél. : 04 67 13 83 15

Dépliant Carapattes (PDF - 1.3Mo)

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Les nouveaux services à la mobilité

Covoiturage, Autopartage, transport à la demande, navettes fluviales… 80 % des automobilistes sont seuls dans leur véhicule…

Le covoiturage consiste à mettre en relation des personnes réalisant des trajets similaires. L’argument financier est mis en avant du côté des covoitureurs ; pour la société, le covoiturage permet de diminuer le nombre de véhicules en circulation, donc les émissions de polluants.

Quelques sites de covoiturage (parmi tant d’autres) :

Une voiture est inutilisée en moyenne 95 % du temps. Pourquoi ne pas la partager avec d’autres personnes ? C’est l’autopartage, une voiture à plusieurs c’est plus rationnel : moins de frais, moins de nuisances, moins de circulation. C’est aussi plus convivial… Une solution déjà opérationnelle à Nîmes, Montpellier, Narbonne et Perpignan avec Modulauto.

Opération pilote « Label Écomobilité » (engagement volontaire des collectivités sur les transports)

Depuis 2012, la Direction régionale de l’ADEME labellise les territoires qui s’engagent dans la mise en œuvre d’actions sur le thème de la mobilité durable. Ce label s’obtient en s’engageant à réaliser au moins 5 actions écomobiles (parmi une liste de 100) sur l’année en cours.

Au-delà de l’accompagnement dans le choix des actions, des rencontres, des outils de promotion et de communication (logo, plaquettes, affiches…) sont proposés aux signataires pour valoriser leur engagement.

Liste des 100 actions écomobiles (PDF - 207.8Ko)

Dépliant Écomobilité (PDF - 1.3Mo)

Transport de marchandises et de voyageurs

Objectif CO2, les transporteurs s’engagent

Lancée en mars 2007, la charte d'engagements volontaires de réduction des émissions de CO2 dans le transport routier de marchandises permet à toute entreprise de ce secteur de s'engager, sur 3 ans, dans un plan d'actions concrètes et personnalisées, en vue de diminuer leur consommation de carburant et, par voie de conséquence, leurs émissions de CO2.

La charte Objectif CO2 prévoit une amélioration sur 4 axes :

  • véhicules,
  • carburants,
  • conducteurs,
  • organisation des flux.

En Languedoc-Roussillon, la Région a été l’une des premières à s’associer à cette démarche et depuis le 1er octobre 2009, un chargé de mission régional est mandaté par les partenaires de cette opération pour accompagner les entreprises qui souhaitent s’engager dans la démarche Objectif CO2. Il est cofinancé par la Région et l’ADEME.

Un comité de charte régional regroupant l’État, l’ADEME, La Région, les syndicats professionnels (Fédération nationale des transports routiers [FNTR] et la Fédération nationale des transports de voyageurs [FNTV], Apprendre et se former en transport et logistique [AFTRAL], l’Union nationale des organisations syndicales des transporteurs routiers automobiles [UNOSTRA], coordonne l’opération et l’activité du chargé de mission.

En 2015-2016,  la mission évolue vers les chargeurs (FRET 21) et vers labellisation Objectif CO2.

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Un succès en région

Initialement réservée aux entreprises de transport de marchandises, la charte Objectif CO2 a été progressivement  proposée aux entreprises de transport de voyageurs.

Avec 103 entreprises de la région adhérentes fin 2014 (76 transporteurs de marchandises et 27 de transports de personnes), la charte concerne 3 530 conducteurs (soit environ 1/4 des conducteurs de la région), 5 827 salariés et 3 235 véhicules.

L’objectif de baisse de 7 % des émissions de CO2 à la tonne par km a été atteint par les entreprises ayant terminé la phase des 3 premières années d’engagement.

Contact : Bertrand Dumas – Tél. :04 67 48 64 22 – Port. : 06 87 33 45 45

Plaquette Objectif CO2 marchandises (PDF - 1Mo)

Plaquette Objectif CO2 voyageurs (PDF - 1Mo)


Objectif CO2 : Comment adhérer ? par Translog

Transport de marchandises en ville (TMV)

Le transport de marchandises en ville est indispensable au dynamisme économique de nos cités.

Chacun s’accorde, cependant, à reconnaître les nombreuses nuisances qui en découlent : congestion des rues, pollution atmosphérique, bruit, conflits d’usage avec les autres modes de déplacements.

Pour y remédier, il n’existe pas de solution unique, chaque ville ayant ses particularités.

Les professionnels et les pouvoirs publics s’attachent à développer des réflexions autour de plusieurs axes :

La réglementation des livraisons

Imposer une taille de véhicule, des horaires ou des lieux de livraisons permet de fluidifier le trafic et de limiter les conflits d’usage.

Les Centres de distribution urbains (CDU)

Les CDU partent du constat que les opérateurs de transport sont nombreux, leurs destinataires multiples et que chaque commerçant reçoit plusieurs prestataires. Cette multitude d’acteurs engendre congestion et conflits d’usage de la voirie.

Les CDU s’inscrivent dans une logique de concentration des flux autour d’une plateforme commune permettant ensuite une diffusion du dernier kilomètre mutualisée.

Les aires de livraison réservées

Améliorer l’accueil des véhicules de livraison en ville permet d’en limiter les nuisances : la diminution du stationnement illicite entraîne moins de congestion, plus de sécurité pour les piétons et les livreurs, un gain de temps.

Les services liés aux commerces

Les flux motorisés engendrés par les achats des particuliers peuvent représenter plus de 50 % des mouvements de marchandises en ville. Les services liées aux commerces peuvent prendre diverses formes : livraison des achats à domicile, e-commerce…

Les véhicules sobres dédiés aux livraisons en ville

Les collectivités font de plus en plus fréquemment le choix de limiter les nuisances environnementales en limitant les accès centraux aux véhicules les plus polluants.

Certains professionnels du transport de marchandises en ville se sont donc adaptés pour répondre aux demandes des collectivités en intégrant des véhicules plus propres dans la chaîne logistique :

  • motorisations modernes moins polluantes : normes Euro V ou EEV ;
  • carburants alternatifs : électrique, hybride, Gaz naturel pour véhicule (GNV) ;
  • véhicules plus compacts : triporteurs, Véhicule utilitaire léger (VUL), porteurs.

Contact ADEME : Martine Cheylan

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